L’accès aux technologies e-commerce pour les commerçants en Afrique



Internet des Objets

Alexis Bafcop

Intrapreneur, cofondateur de Mahali

L’e-commerce en Afrique représentera 70 milliards de dollars en 2025. Mais aujourd’hui, la livraison des produits reste un frein à son développement. Une livraison sur deux est un échec : les produits se perdent faute notamment d’une adresse précise de livraison.

En l’absence de nom et de numéro de rue, des solutions de géocodage existent et proposent des alias aux adresses GPS : un code Google ou SnooCODE, la définition d’un emplacement au moyen de trois mots du dictionnaire avec W3W (par exemple, la Statue de la Liberté est située à l’emplacement défiler.révélons.
revisser) ou une photo de la maison via OkHi. Mais les habitants sont souvent réticents face à ces solutions peu intuitives.

Mahali offre une réponse plus adaptée aux habitudes locales. Elle permet d’indiquer un lieu un rendez-vous au livreur en langage naturel en utilisant les points de repères connus. Par exemple : à côté de la grande mosquée du plateau d’Abidjan, prendre la rue de la pharmacie Mazuet, tourner à droite après le kiosque Orange Money.

En savoir plus : Mahali

Pour trouver leur place dans la croissance de l’e-commerce, les petits commerçants auront accès aux technologies basées sur l’Internet des Objets pour le tracking des produits lors de la livraison et la satisfaction du client. Bientôt ces capteurs permettront d’orienter les drones chargés de livrer les produits, la nourriture, les médicaments.

Les données de ce maillage construit par les utilisateurs fiabilisent la géolocalisation en Afrique et serviront à d’autres domaines : pour les inscriptions administratives à l’école, pour appeler les secours, etc. Elles constitueront également une base à disposition à l’écosystème de start-up et entreprises locales.

Aurélie Goncalves

La data éthique à l'actif des banques